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Contre l’avis de son médecin, Sow Agba Bertin embarqué manu militari du CHU-Campus pour la prison de Tsévié

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Supposée affaire d’escroquerie internationale

Folles rumeurs que celles du décès de Sow Agba Bertin, l’homme à la réussite enviée, qui croupit depuis des mois à la Prison de Tsévié pour avoir, selon les autorités judiciaires, escroqué un homme d’affaires émirati. Hospitalisé au CHU-Campus pour des soins intensifs, sa santé s’étant nettement dégradée, il sera, contre l’avis de son médecin, embarqué par des gendarmes armés jusqu’aux dents pour la Prison de Tsévié.

Sow Agba Bertin vit des moments difficiles. Peut-être les pires qu’il n’ait pu imaginer. Plusieurs sources ont révélé il y a quelques jours qu’il était dans un état de santé très critique. Victime en effet d’une crise cardiaque alors qu’il était à la Prison de Tsévié, il a été évacué au CHU-Campus, pour y suivre des soins intensifs. Mais à aucun moment, il n’a été mis dans des conditions idoines qui favorisent la guérison des malades. Une sorte de torture psychologique sournoisement infligée à ce dernier sous le prétexte de mesures sécuritaires mises en place pour l’empêcher de s’évader. Comme on pouvait s’en douter, l’homme d’affaires qui était gravement atteint, était placé 24 heures sur 24 sous haute surveillance. Des gendarmes puissamment armés étaient postés tout autour de la salle où les soins lui étaient administrés. A défaut de le menotter sur son lit d’hôpital.

L’homme qui souffrait atrocement, n’avait pas complètement recouvré sa santé que des gendarmes, au nombre de dix à quinze et à bord d’un véhicule banalisé, étaient passés mercredi matin le chercher. Mais il leur résista. Dans la soirée, ils reviendront plus nombreux l’embarquer, n’en déplaise à son médecin traitant. Celui-ci a beau protester contre cet ordre, rien n’y fit. Le langage militaire prenant souvent le pas sur celui des civils, fussent-ils des professionnels dans un domaine, Sow Agba Bertin a été embarqué par ses visiteurs indésirables et transféré à la Prison de Tsévié. Là, il devra faire preuve d’une patience à toute épreuve et espérer l’épilogue très prochain de son procès. Pour rappel, « C’est le 7 mars 2011 que le DG d’OPS a été arrêté dans son bureau par des agents de l’ANR dans une fiction inventée et dont les rôles ont été distribués par le Colonel Yotroféï Massina. Il est accusé d’escroquerie internationale dont la supposée victime est un richissime émirati, Abass Youssef, triomphalement accueilli par les tortionnaires de la République. Après être torturé pendant plusieurs jours à l’ANR, M. Agba a été déféré à la prison civile de Lomé, puis transféré à la prison de Tsévié. Et après moult tâtonnements, la Chambre d’accusation a accepté le lundi 23 janvier 2012 le principe d’une libération provisoire contre paiement d’une caution de 150 millions de FCFA et avec interdiction de quitter le Togo. En revanche, le Procureur général a introduit un pourvoi auprès de la Cour suprême. Depuis lors, le dossier ne bouge plus. Il nous est même revenu entre-temps que le parquet général serait reparti chercher le dossier qu’il aurait gardé à son niveau. « La Cour suprême ne voudrait pas humilier le parquet général et c’est la raison pour laquelle elle lui aurait demandé de reprendre le dossier », explique une autre source». Ecrivions-nous dans une précédente publication.

Les manœuvres dilatoires du Parquet général dans ce dossier comme dans bien d’autres dévoilent son intention de nuire aux détenus ou de les mettre sous éteignoir ad vitam aeternam, dénoncent des sources proches du dossier. Mais réussira-t-il ce coup de force ?

Magnanus FREEMAN

liberte-togo.com

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