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Compte rendu de la sauvage répression des marches pacifiques des 17 et 18 mars 2011

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Compte rendu de la sauvage répression des marches pacifiques des 17 et 18 mars 2011 appelées par le FRAC et le Parti des travailleurs

Le jeudi 17 mars 2011, le Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et le Parti des Travailleurs, ont appelé les populations à une Marche pacifique pour « arracher le retrait immédiat et sans condition du projet de loi scélérat de Pascal BODJONA contre la liberté de réunion et de manifestation ».

Alors que les populations, venant de tous les quartiers de la ville de Lomé et de ses environs, se rendaient en masse au point de départ de cette marche pacifique, à Bè-Kodjindji, d’importantes escouades de gendarmes et de miliciens du RPT ont été déployées, bien avant 7H du matin, pour en interdire l’accès.

Aux environs de 9H, alors que la foule devenait de plus en plus dense sur les trottoirs en attendant le départ de la marche, le maréchal des logis chef qui commandait le contingent de gendarmes a brusquement sommé les manifestants de : « Dégager la voie publique ! ».

Devant cette injonction non fondée, Alexandre AMORIN, Conseiller du Bureau de l’ANC se présente immédiatement au sous-officier de gendarmerie pour lui indiquer que la Constitution togolaise garantit le droit de manifestation et que la marche pacifique de ce jour n’est nullement interdite par les pouvoirs publics qui sont prévenus par courriers en date du 11 mars 2011.

Les organisateurs de la marche pacifique ont à peine commencé à demander aux manifestants de se ranger sur les trottoirs quand le sous-officier a donné l’ordre de tirer sur les manifestants.

De nombreux blessés par des grenades lacrymogènes et des billes en caoutchouc lancées à tirs tendus ont été recensés, parmi lesquels Alexandre AMORIN qui a reçu une grenade lacrymogène en plein visage le blessant grièvement aux lèvres. Il sera immédiatement évacué vers une clinique pour y recevoir des soins appropriés.

S’en est suivie une course poursuite avec une rare sauvagerie qui aura duré toute la mi-journée faisant au total 54 blessés. Lire le compte rendu et voir les photos

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