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Communiqué du FRAC relatif à la répression de la marche pacifique du jeudi 16 juin 2011

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Le jeudi 16 juin 2011, un impressionnant dispositif des forces de police et de gendarmerie, soutenu par des milices du RPT, a sauvagement réprimé avec des armes à feu, des grenades lacrymogènes et des passages à tabac, la marche pacifique organisée par l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Sursaut–Togo, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), constitués en Front Républicain pour l’Alternance et le Changement (FRAC) et le Parti des Travailleurs, pour exiger le retour à l’Assemblée nationale, des neuf députés ANC révoqués de leur mandat parlementaire et l’abandon du projet de modification de la Constitution en cours à l’Assemblée nationale. Plusieurs domiciles, dont celui du Président Jean-Pierre Fabre, ont été attaqués à coups de grenades lacrymogènes. Des dizaines de personnes arrêtées ainsi que des blessés graves sont à dénombrer.

Le FRAC exprime sa compassion aux blessés et leur souhaite un prompt rétablissement. Il exige la libération immédiate et sans condition des personnes arrêtées.

La répression de la marche pacifique du jeudi 16 juin 2011 est un acte de violence gratuite, un acte abject et incompréhensible. Il est d’autant plus surprenant que le FRAC a dûment informé le Ministère de l’Administration Territoriale et celui de la Sécurité qui n’ont ni interdit ni demandé le report de la manifestation. Cet acte, qui démontre une fois encore l’incapacité du régime RPT à respecter les lois de la République, inflige un camouflet cinglant à tous ceux qui, consciemment ou inconsciemment, accompagnent le gouvernement dans ses desseins liberticides.

Le FRAC dénonce et condamne fermement la répression de la marche pacifique du jeudi 16 juin 2011. Il dénonce et condamne également la répression des manifestations pacifiques des étudiants qui revendiquent de bonnes conditions de vie et d’études. Le FRAC exige la libération immédiate de tous les étudiants détenus. Il exprime sa solidarité avec les populations spoliées de leurs terres dans les zones phosphatières et soutient les revendications des médecins pour des conditions de vie et de travail décentes.

Le FRAC relève que, face aux revendications légitimes des populations togolaises, le pouvoir RPT n’a pour réponse que mépris, arrogance et usage de la violence et de la brutalité, démontrant ainsi son incapacité absolue à gouverner le pays.

Il appelle les populations togolaises à une mobilisation générale, vigilante et permanente pour mettre un terme à 44 ans de forfaiture, d’imposture et de mal gouvernance.

Le FRAC lance une fois encore un appel pressant à la communauté internationale afin qu’elle se préoccupe des violations répétées des droits de l’homme, de l’impunité et du déficit démocratique persistants au Togo, pour éviter à notre pays une tragédie dont les signes avant-coureurs se précisent de jour en jour.

 

Fait à Lomé, le 17 juin 2011

 

Pour le FRAC,

Le Président de l’ANC

 

(Signé)

 

Jean-Pierre Fabre

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