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Charles Kondi Agba : "Le malheur du Togo, c’est que nous n’avons pas de société civile"

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« Le malheur du Togo, c’est que nous n’avons pas de société civile », a affirmé dimanche à la télévision nationale (TVT) Charles Kondi Agba, ministre de la santé, en allusion au Collectif « Sauvons le Togo », initiatrice des récentes manifestations à Lomé.

« Sauvons le Togo » a été lancé le 4 avril dernier à Lomé. Il regroupe neuf organisations de la société civile, six partis politiques de l’opposition et un mouvement politique dont l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS).

Le Collectif « exige notamment le retour à la Constitution du 14 octobre 1992 et l’abrogation immédiate et sans condition des deux lois adoptées par l’Assemblée nationale en vue des prochaines élections législatives ».

« Le malheur du Togo, c’est que nous n’avons pas de société civile. On entend par société des notables, des personnalités de valeurs morales incontestées qui sont comme des repères », a déclaré M.Agba, lors de l’émission ¨Plateau de la semaine ».

Le ministre était revenu largement sur les récentes manifestations du Collectif « Sauvons le Togo » : les violences, les gaz lacrymogène dans l’Eglise d’Amoutivé, les interpellations etc…


« Lorsque le parti au pouvoir et les partis d’opposition entrent en conflits, une société civile devrait pouvoir s’interposer, écouter les deux parties de façon responsable. Voilà un pays où la société civile s’amalgame avec les partis politiques. Il n’y a plus de repère, il n’y a plus d’arbitre », a-t-il souligné.

« Il y a des revendications qui sont formulées par des partis politiques auxquelles s’est associée la société civile. Moi je ne sais pas ce qu’est leur valeur véritable. La société civile aurait dû, de façon neutre, rester observateur de tout ce qui se passe et justement jouer l’arbitre lorsque les faits deviennent si aigus », a poursuivi le ministre.

« La société civile est trop marquée : ou elle est trop marquée de côté gauche, ou elle est trop marquée du côté droit. La société civile aurait dû rester en retrait, jouer le rôle d’observateur de la vie politique et économique, afin de donner un avis, de façon honorable. Lorsque la société civile s’est ajoutée à des partis politiques, nous ne savons plus comment les considérer », a-t-il ajouté. FIN

Edem Etonam EKUE

savoirnews.net

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