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Bawa Zack, accusé par Kpatcha Gnassingbé et porté disparu lors du procès, a repris service

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A quel jeu joue l’ambassade des Etats-Unis au Togo ?
Bawa Zack, accusé par Kpatcha Gnassingbé et porté disparu lors du procès, a repris service

Considéré comme celui qui aurait dû apporter la lumière dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, le sieur Bawa Zack n’avait pas pu comparaître. S’étant inscrites dans une dynamique de parodie, les autorités togolaises, l’Ambassade des Etats-Unis au Togo ainsi que la Cour présidée par Abalo Pétchélébia ont fait tout pour empêcher la comparution de ce dernier qui a déjà repris service.

Pendant le procès de l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, Kpatcha Gnassingbé a mis en cause un employé de l’ambassade des Etats-Unis au Togo, nommé Bawa Zack. Il a même ajouté qu’il ne continuerait sa déposition qu’à la présence de celui-ci à la barre. Selon le député de la Kozah, Bawa a été envoyé par l’ancien ministre de la Sécurité et actuel chef d’Etat-major des FAT, le général Mohammed Atcha Titikpina pour le piéger. On le sait, dans tous les pays au monde, toutes les personnes citées dans une affaire pénale sont écoutées au nom de la manifestation de la vérité. Ce qui aurait dû l’être avec la comparution du sieur Bawa Zack. Dans certains cas, l’intéressé pourrait chercher à comparaître de son propre chef afin de laver son honneur. De même, l’ambassade des Etats-Unis, un pays connu pour le respect des procédures judiciaires, aurait dû lui demander de s’exécuter.

A tous les niveaux, on a usé de manœuvres pour que la vérité n’éclate pas, car les câbles de l’ambassade des Etats-Unis révélés par WikiLeaks montrent le rôle joué par chacune des parties dans la fable de coup d’Etat. Devant l’insistance des avocats de la défense de voir Bawa Zack se présenter à la barre, le président de la Cour Suprême, Abalo Pétchélébia, s’est contenté de dire que la Cour a envoyé un huissier lui apporter à l’ambassade une convocation mais que le porteur du message ne l’a pas trouvé. A la question des avocats de savoir pourquoi on n’est pas allé chez lui à la maison, le juge a répondu tout court que personne à l’ambassade ne sait là où il réside.

Bien plus, le général Titikpina a déclaré à la barre qu’il « ne connaît pas Bawa » et qu’il « ne l’a jamais vu ni entendu parler de lui ». Pourtant, certaines sources affirment que cet employé de l’ambassade des Etats-Unis aurait été appréhendé dans cette affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat avant d’être libéré plus tard. « Il a peut-être joué le rôle de mouchard jusqu’au bout et pour brouiller les pistes, on a tenté de l’arrêter dans un premier temps », affirme un connaisseur de ces genres de pratiques.

Voilà que ce Bawa Zack dont personne à l’ambassade ne connaît la maison, a repris service depuis quelques jours. Celui qui était porté disparu lors du grand déballage a refait surface et travaille bonnement à l’ambassade. Les bénéficiaires du programme du département d’Etat américain qui étaient à une réception vendredi dernier à l’ambassade, l’ont vu toujours souriant, ne se reprochant rien du tout. Seule l’ambassade des Etats-Unis au Togo sait à quel jeu elle joue.

Coco Tchak

source : groupe liberté hebdo togo

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