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Accusé d'être le « bailleur de fonds » d'un complot contre le régime au Togo : Agbéyomé Kodjo rejette ces « allégations » et dit « craindre pour sa sécurité »

image_pdfimage_print

agbeyome_kodjo_500x290Par un communiqué en date du 22 décembre 2012 parvenu à la rédaction de l’Agence Afreepress, l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS) tire la sonnette d’alarme sur les « manoeuvres déstabilisatrices » qui sont, selon elle, orchestrées contre son président national et affirme « craindre » pour la « sécurité » de ce dernier. Selon ledit communiqué, il circule depuis quelques jours à Lomé des « rumeurs tendant à associer le Président national de OBUTS, Agbéyomé KODJO, à une affaire relative à la préparation d’un coup de force contre les institutions de la République ».

Il est allégué, poursuit le communiqué, que l’ancien président de l’Assemblée nationale et actuellement chef d’un parti d’opposition au régime de Faure Gnassingbé, « serait l’un bailleur de fonds destiné à l’acquisition d’armes. La commande serait (…) confiée à un officier supérieur des forces armées ». Face à ce que le parti qualifie « d’affabulation et d’allégation », son bureau politique monte au créneau pour « dénoncer » le fait que « son Président National Agbéyomé KODJO soit constamment la cible des accusations malveillantes et diffamatoires de la part d’un régime, coutumier de violation des droits humains, et praticiens ordinaires du non-respect des lois de la République ».

Cette formation politique, relève dans sa déclaration avoir de « tous temps » rejeté le « recours à la violence comme moyens de parvenir au pouvoir », ce qui, souligne-t-elle, n’est « ni dans son expression politique, ni dans sa ligne idéologique ». Au contraire, OBUTS dit « croire en la force de ses idées et à son programme de société qui finiront un jour par triompher quand la vérité des urnes deviendra une réalité et une valeur partagée par tous ». OBUTS s’insurge donc contre ce qu’elle appelle un « acharnement du pouvoir en place, qui cherche par tous les moyens à éliminer un adversaire politique redouté, en dépit de la discrimination négative qu’il subit, le déni de ses droits constitutionnels notamment ceux liés aux fonctions éminentes qu’il a assumées dans le pays, sans oublier les récurrentes humiliations dont il est l’objet ». C’est ce qu’écrivent les premiers responsables de ce parti qui mettent au défi, « ceux qui portent ces allégations et les somme d’exposer à l’opinion nationale et internationale les preuves matérielles de leurs imputations ».

Pour terminer, la formation politique de Messan Agbéyomé Kodjo déclare prendre à « témoin la communauté internationale, le peuple togolais, et la diaspora des manœuvres en cours pour justifier une politique répressive, l’acharnement sans fondement contre les opposants, en vue d’un passage en force pour élections législatives et locales à venir ».

Le communiqué revient également sur un article publié sur un site en ligne et « faisant état des fréquents déplacements en France » d’Agbéyomé Kodjo. Ce site en ligne se fondant sur ces faits, a conclu que l’homme serait le « missi dominici de Faure GNASSINGBE auprès des autorités françaises ». OBUTS, dans sa déclaration a tenu à « dénoncer cette assertion diffamatoire qui vise uniquement à ternir l’image de combattant de la liberté qu’est le Président national, et met en garde ceux qui diffusent ces fausses informations », indique le communiqué.

Agbéyomé Kodjo, ancien candidat à la magistrature suprême au Togo est actuellement membre du collectif « Sauvons le Togo », un collectif de partis de l’opposition qui réclame la mise en oeuvre de réformes institutionnelles et constitutionnelles avant la tenue des prochaines élections.

Olivier A.

afreepress

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