Faure Gnassingbé refuse de signer le protocole de la CEDEAO sur la limitation de mandats


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Les couleurs des réformes constitutionnelles et institutionnelles sont lancées au Togo. Et c’est Faure Gnassingbé, réélu à la tête du Togo le 25 avril dernier qui donne le ton au sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui vient de s’achever à Accra. Le Président togolais et sa délégation ont tout simplement refusé de signer le protocole recommandant la limitation des mandats présidentiels à deux maximums dans la sous-région.
 
En effet, au sommet d’Accra, les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se sont mis d’accord pour signer un protocole qui limite le nombre de mandat présidentiel à deux dans la région.
 
C’est le protocole sur la bonne gouvernance et la démocratie de la CEDEAO qui instaure cette règle. Et alors que les dirigeants des autres pays ont approuvé ce protocole en le signant simplement, le Président togolais, Faure Gnassingbé qui vient d’entamer son troisième mandat a refusé de signer le protocole.
 
M. Gnassingbé est imité par son homologue de la Gambie, Yahya Jammeh qui est lui dans son quatrième mandat.
 
Au début de la campagne électorale pour la présidentielle de 2015, Faure Gnassingbé avait annoncé qu’il n’avait pas l’intention de s’éterniser au pouvoir comme son père. Mais d’aucuns lui prêtent l’intention de vouloir rester au pouvoir jusqu’en 2030 pour avoir annoncé son désir de faire du Togo un pays émergent à cette horizon.
 
La non-signature du protocole de la CEDEAO qui impose la limitation des mandats donne raison aux détracteurs de Faure Gnassingbé qui estiment qu’il n’a pas l’intention de se faire les réformes constitutionnelles et institutionnelles qui devraient en principe limiter les mandats présidentiels.
 
Il y a une semaine, le Comité d’action pour le renouveau (CAR), présidé par Me Paul Dodji Apévon a appelé l’opposition à changer de méthode afin de pouvoir arracher les réformes qui renforceraient davantage la démocratie togolaise.
 
Un appel qui intervient alors que le pouvoir avait promis de mettre en œuvre les réformes après l’élection présidentielle du 25 avril 2015. La commission de réflexion sur les réformes, mise sur pied par Faure Gnassingbé n’a toujours pas rendu son rapport.
 
Le refus de signature du protocole de la CEDEAO par Faure Gnassingbé est-il synonyme de refus de limitation de mandats présidentiels au Togo ? On attendra de voir la suite mais beaucoup ont déjà tiré leur conclusion.
 
Togobreakingnews