Togo/ L’Oif ne peut pas se substituer aux institutions nationales, estime Georges Aïdam


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Au lendemain du scrutin présidentiel du 25 avril dernier, Jean Pierre Fabre, le leader du Combat pour l’alternance politique en 2015 (Cap 2015) qui estime être le vainqueur de cette élection a écrit à l’Oif pour qu’elle réhabilite le comité d’accompagnement de l’élection qui doit résoudre le problème des Commissions électorales locales indépendante (Celi) litigieuses afin de proclamer les « vrais » résultats.
 
Abordant la question sur une chaine de télévision béninoise, le Premier vice-président de l’Union pour la république (Unir), Georges Aïdam affirme que l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) ne peut pas se substituer aux institutions nationales et qu’il ne comprend exactement pas les réelles intentions de Jean Pierre Fabre et les siens.
 
« Le cadre électoral togolais prévoit des dispositions pour régler le problème du contentieux électoral et M. Jean Pierre Fabre et les siens connaissent ces dispositions mais ils refusent de les utiliser. Et ils s’en prennent à l’Oif comme si elle devrait remplacer toutes les institutions nationales togolaises. Ce qui sort un peu de la logique que nous connaissons », a déclaré Georges Aïdam, avant de poursuivre que : « Nous ne comprenons pas quels sont exactement les intentions de ces acteurs politiques, si c’est seulement pour créer les conditions de soulèvement populaires, l’opinion nationale et internationale sont là pour constater ».
 
Pour le Vice président de l’Unir, une chose est « sûr », c’est que « les résultats qui sont proclamés sont reconnus par tout le monde ».
 
Au terme du scrutin présidentiel du 25 avril dernier, le président Faure Gnassingbé est proclamé gagnant avec 58,77% de voix. Jean-Pierre Fabre, le candidat du Cap 2015 est en deuxième position avec 35 ,19 %.
 
Hélène Doubidji
 
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