Pas de flonflons pour l’investiture !


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L’hystérie collective née du coup de force électoral opéré le 25 avril dernier devrait se poursuivre et connaître son apothéose samedi prochain avec l’investiture de Faure Gnassingbé. Une brochette de chefs d’Etat, un casting de VIP et une cohorte d’invités seraient attendus à cette liturgie laïque. Il semble que c’est une manière pour le mal élu de se rattraper après la bouderie observée à la prestation de serment le 4 mai dernier au cours de laquelle aucun chef d’Etat n’a daigné faire le déplacement. Une cérémonie qui a été finalement low profile.
 
Tout le monde, au-delà de nos frontières, sait que l’élection présidentielle du 25 avril dernier est une mascarade qui ne dit pas son nom. D’ailleurs, le père et le fils n’ont jamais joué le jeu démocratique au Togo. Ils se sont toujours accrochés au pouvoir à travers des hold-up électoraux. C’est quand même curieux que dans un pays où une seule famille s’est accrochée au pouvoir comme une chauve-souris depuis 50 ans, on fait croire que ce régime est devenu subitement ouvert au monde pour organiser des élections démocratiques. On peut tromper tout le monde, mais pas nous les Togolais. Si les gens n’ont pas voulu s’afficher aux côtés du mal élu lors du cérémonial organisé le 4 mai dernier, c’est parce qu’ils ne sont pas dupes. Même ceux qui s’époumonaient à dire que l’« élection a été libre, juste et transparente » n’ont pas jugé utile de venir assister à la cérémonie. On nous a dit dans ce pays que l’Etat ne dispose pas de moyens pour satisfaire les revendications légitimes des fonctionnaires. Mais on en trouve suffisamment pour organiser des festivités à foison.
 
Faure Gnassingbé n’est pas au bout de ses peines. Annoncés grandioses pour samedi prochain, les flonflons de l’investiture n’aurons finalement pas lieu. En tout cas, c’est ce qu’il se raconte. La raison, les personnalités conviées au happening haut-de-gamme ont tous décliné l’offre. Et pourtant, on nous avait annoncé une pluie de félicitations qui s’était abattue sur l’heureux élu après la parodie d’élection. Dans certains milieux, on affirme avec force que ces civilités étaient adressées dans le cadre de la célébration du 55è anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale que Faure Gnassingbé a détournée à son profit. C’était malin de sa part.
 
En tout cas, Faure peut toujours se rabattre sur ses pairs de la Corée du Nord, du Vietnam, de la Syrie, du Yémen, du Zimbabwe, du Soudan etc. s’il tient toujours à son investiture.
 
Source : | Liberte hebdo..