Me Apévon: ‘Pas question de concéder deux nouveaux mandats à Faure Gnassingbé’


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Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) relance ses activités avec la tenue dimanche à Lomé de la première convention nationale de refondation de sa jeunesse dénommée « Jeunes républicains libéraux ».
Cette convention a enregistré la présence effectice de Me Yawovi Agboyibo, le président d’honneur du parti et ancien premier ministre du Togo ainsi que du président national, Me Dodzi Apévon.
 
La convention qui a été placée sous le thème : « Debout pour la défense de la République ! Le Togo n’est la propriété de personne » marque la relance des activités du parti dans le cadre de la prochaine élection présidentielle. Elle a permis de mettre sur pied une coordination de 19 jeunes avec à sa tête, Kodzo Awudi.
 
Les jeunes du CAR s’engagent à travailler pour le réveil des consciences ainsi que le développement d’une nouvelle mentalité. « Nous nous engageons à œuvrer pour l’éveil des consciences du peuple togolais surtout des jeunes, le développement d’une nouvelle mentalité comptable, un combat féroce contre la personnalisation du pouvoir, l’intimidation, la pensée unique qui caractérise les agitateurs révolutionnaires de l’opposition qui font souvent des déclarations va-t’en guerre sans suite », a fait savoir M. Awudi.
 
Intervenant à la fin de la convention, Me Paul Dodji Apévon a vivement condamné la stratégie du parti au pouvoir pour ne pas faire les réformes avant l’élection présidentielle avec une exigence qui ne tient pas.
 
« Le CAR considère qu’il est inadmissible que le régime en place depuis un demi-siècle subordonne la réalisation des réformes à la concession par l’opposition de deux nouveaux mandats pour le président en exercice alors qu’en juin dernier, sous l’effet des pressions diverses, il n’a sollicité pour lui que la possibilité d’une et dernière candidature en 2015 », déclare-t-il.
 
De même, Me Apévon a accusé l’ANC d’entretenir l’amalgame entre la révolution et le dialogue ; ce qui a contribué au blocage des réformes.
 
« Si les réformes ne sont pas faites avant la fin du mandat en cours, le statu quo créera une situation pire que la possibilité pour le président sortant de se présenter une seule et dernière fois à l’élection présidentielle… », a-t-il déclaré avant de préciser: « Parler de dialogue avec un pouvoir qu’on veut chasser par la rue est de la pure supercherie.».
 
source : togobreakingnews