Les résultats définitifs attendus ce samedi

Les résultats définitifs attendus ce samedi
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Alors que le candidat Jean-Pierre Fabre, arrivé en seconde position à l’issue de la présidentielle du 25 avril, rejette catégoriquement les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), une source proche de la Cour constitutionnelle annonce les résultats définitifs pour demain.
 
« La Cour constitutionnelle va proclamer les résultats définitifs demain (samedi 2 mai : Ndlr)) », nous a confié une source proche de la Haute cour, présidée par Aboudou Assouma. Dans la foulée, le nouveau Président de la République Faure Essozimna Gnassingbé, devrait prêter serment le lundi 04 mai. Le pouvoir tente ainsi de rester dans les délais constitutionnels, le mandat du Chef de l’Etat prenant fin le 03 mai 2015.
 
Du côté du pouvoir, on hésite entre une cérémonie sobre et une prestation de serment en grande pompe. « Il faut faire vite et reprendre le travail », explique notre source qui se félicite de l’appréciation positive faite par la communauté internationale de ce scrutin, qui pêche cependant par sa phase de proclamation des résultats provisoires par le président Taffa Tabiou de la Céni.
 
« La France prend note des résultats provisoires proclamés (…) par la Commission électorale nationale indépendante, qui attribuent au président Faure la majorité des suffrages exprimés », a indiqué le Quai d’Orsay dans un communiqué daté du 29 avril 2015.
 
« Dans l’attente des résultats définitifs, nous appelons l’ensemble des acteurs politiques à continuer de faire prévaloir le calme et l’esprit de responsabilité qui ont caractérisé la campagne et le scrutin. Il est fondamental que les contestations éventuelles empruntent les voies légales », ajoute Paris dans sa déclaration.
 
Du côté du Combat pour l’alternance politique en 2015 (Cap-2015) dont le candidat Jean-Pierre Fabre affirme avoir gagné la présidentielle, on tente de contenir la colère des militants. De jours comme de nuits, ils sont des centaines à se masser devant le siège de l’Anc (le parti de Jean-Pierre Fabre), attendant les consignent. Faute de confiance en les institutions chargées du contentieux électoral, les militants du Chef de file de l’opposition, sont prêts à en découdre avec les forces de sécurité dans les rues.
 
Gilbert Bawara (Ministre de l’administration territoriale) et Christian Trimoa (Secrétaire d’Etat, chargé des relations avec les institutions), tiennent un langage de fermeté. Toute manifestation violente qui ne respecterait par la réglementation sera réprimée par les forces de l’ordre. Deux positions qui font redouter le pire dans un pays réputé pour ses violences post électorales.
 
Jusqu’à quand Jean-Pierre Fabre pourra-t-il contenir ses militants ? Que préconise Faure Essozimna Gnassingbé, pour garantir la paix sociale et la stabilité politique indispensable pour la relance de l’activité économique ? Toujours est-il que le sens de responsabilité de l’un et de l’autre est interpellé dans ce contexte où l’autorité de l’Etat ne peut être assurée uniquement que par la répression.
 
source : Le Canard Indépendant
 

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